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Archive pour avril 2011

Revue d’actualité du 30 avril 2011

Salutations.

 

A mon réveil ce matin, j’ai décidé de profiter de cette magnifique journée de printemps pour faire le plein de lumière, plus particulièrement celle de l’écran rétro-éclairé de mon ordinateur. Alors que je poursuivais ma quête de nouvelles fraîches, je me suis vite rendu compte que l’actualité avait été tellement chargée cette semaine que je devais en rappeler les principaux titres plutôt que de traiter un seul sujet.

 

J’ai tout d’abord envie de vous parler d’une étude très sérieuse qui affirme que les femmes sont les plus heureuses entre 35 et 44 ans. N’étant pas frappé par l’évidence, je me suis employé à philosopher sur le sujet. En premier lieu, un sondage appuie cette thèse en affirmant que 70% des femmes de cet âge se croient belles. Alors la question qui me vient à l’esprit c’est pourquoi ce soudain étalage de bonheur ? Qu’est ce qui a changé par rapport à la décade précédente ? Essayons ensemble de trouver l’objet de cet enthousiasme face au « moyen-âge » :

-          C’est à peu près à cet âge pourtant, que les femmes se rendent compte que leur poitrine a perdu le combat contre la gravité, leur nombril se trouvant rapidement en arbitre.

-          C’est aussi à cet âge qu’elles sont confrontées à la crise de la quarantaine de leur mari, à l’adolescence de leurs enfants.

-          Elles se rendent enfin compte que, malgré leurs compétences professionnelles certaines, elles seront toujours moins payées qu’un homme, le début d’arthrose et la ménopause arrivant à grands pas ne permettant plus de compenser auprès des employeurs.

-          C’est à cet âge que le budget maquillage/camouflage prend une sacrée augmentation.

-          C’est le début de la peau détendue, des mycoses répétées aux pieds, du début des taches brunes et de la sécheresse vaginale : un tableau alléchant je leur concède.

 

Autre nouvelle : Charles Pasqua est relaxé… Si moi aussi je m’étais enrichi toute ma vie en baisant les autres sans avoir de problème, je serais super relaxé !

L’instauration des patrouilleurs de la police est entérinée. Nous allons donc pouvoir voir ces justiciers déambuler à visage découvert dans nos rues assez rapidement. Il n’y a pas à dire, on est quand même moins forts que les Américains au niveau supers héros… Nous, ils ont pas de super pouvoir si ce n’est une pilosité sus-nasale hyper développée et un foie à toute épreuve… Dommage, on nous enlève la part de rêve et de mystère.

Une autre étude a été publiée cette semaine : la foi serait facteur de bonne santé. Elle réduirait le risque de suicide, de dépression et d’addiction. Il est vrai que l’Eglise a toujours eu le chic pour faire en sorte d’éviter les suicides, l’idée de se faire fouetter pour l’éternité, sur un volcan, par un homme-bouc rouge n’étant pas très sexy, il vaut mieux être surendetté sur Terre quand même. Pour ce qui est de la dépression, difficile d’y sombrer quand votre mentor (Jesus, un espagnol je crois) a lui-même été heureux lorsque son bizutage a mal tourné il y a quelques siècles. En ce qui concerne l’addiction, il est vrai qu’à part le fromage dans une publicité, il est difficile de leur jeter la Saint-Pierre à ce sujet, du moins si l’on considère que le toucher rectal est un acte obligatoire avant une communion.  

 



Pour ou contre la fessée?


 

Ce soir, j’ai bien envi de rebondir, si je puis me permettre, sur le sujet de la fessée. Loin de moi l’idée de palabrer sur les châtiments corporels masochistes, j’aimerai m’intéresser au débat qui fait rage dans nos ménages (belle rime n’est-ce pas ?) : doit-on infliger des sévices corporels à nos enfants afin d’assoir notre autorité ? Ce jeudi, la Protection de l’enfance diffusera un spot télévisé en défaveur de la fessée et de la claque.

 

Certaines associations ou psychologues nous assaillent, depuis plus d’une décennie maintenant, avec des discours moralisateurs nous répétant qu’il ne faut pas lever la main sur les enfants et qu’il est du devoir des parents d’être responsables. Alors déjà, si les parents étaient responsables, ils auraient mis une capote, ensuite n’oublions pas, s’il vous plait, que les parents sont des êtres humains. A ce titre, ils ont des réactions émotionnelles incontrôlables. Je ne veux pas faire l’éloge de la violence envers les enfants, très loin de là, je fustigerai moi-même ce genre de pratique si j’y avais à faire, mais il y a certains points de cette vision utopique de la façon d’élever un enfant qui me paraissent étranges voire grotesques. On nous propose donc depuis quelques années, LA façon d’imposer son autorité sur les enfants sans fessée ni cris. J’ai un petit problème avec ce courant de pensée éducative dans le sens ou cela fait maintenant quelques générations de parents qui sont influencées par cette nouvelle façon de faire avec le succès que l’on sait ; à moins que l’on ne considère bien élevé un gamin de 14 ans qui fume des herbes aromatisées au chanvre, baise à tout va et dit à sa prof de maths fraichement diplômée : « Une fonction affine c’est une droite dans ton cul ».

Puisque maintenant, en suivant ces conseils, nous avons une jeune génération bien élevée, consultons donc les alternatives à la fessée ou la claque dictées par les différents bien-penseurs :

-          Une sorte de permis à point : l’enfant perd des points en fonction de la gravité de chaque connerie qu’il fait. Pourquoi pas oui, mais pour récupérer ses points, il doit faire un stage de claques intensif ?

-          Privilégier l’isolement, c’est-à-dire l’envoyer dans sa chambre… Si les psychologues savaient ce qu’il s’y dit après une engueulade : « font vraiment chier ces vieux cons ! Je m’en fous demain je pars à Paris et je deviens chanteuse ! » Et voilà comment on fabrique une Cindy Sanders !

-          Les mettre au coin. Technique vieille comme le monde qui consiste à punir un élève en l’humiliant devant la classe par exemple. Bonne idée l’humiliation ça ! On pourrait même rajouter de l’éducatif : « Thibault, tais-toi et va dans le coin de la classe qui fait un angle à 53° et que ça saute ! »

-          Le cri n’est pas une alternative… Je ne suis pas forcement d’accord. Passez un CD de Lara Fabian à chaque fois que votre enfant vous les brise, il va vite en avoir marre et cesser ses idioties.

-          On nous suggère également, en cas de caprice dans un supermarché, de sortir un instant (donc laisser le chariot à moitié plein dedans… pratique !) et de serrer fort l’enfant contre soi pour lui faire comprendre que vous n’êtes pas émus et que vous n’accèderez pas à sa requête. Je complèterai simplement en disant qu’en serrant suffisamment, on peut s’accorder un moment de répit plus important encore. Les psychologues n’ont pas cerné le but des cris dans un lieu public : il s’agit d’humilier ses parents jusqu’à qu’achat de jouet s’en suive… Le câlin n’y fera donc rien, l’enfant aura simplement l’impression qu’on le prend pour un con.

-          Enfin, la théorie de la réparation. Par exemple, pour un enfant traitant sa mamie de « vieille pute », il devra s’acquitter de 2h de TIG dans le jardin potager ainsi que d’un hypocrite « je t’aime mamie chérie » (tout en pensant « à quand le billet de 20 euros ? »)

 

Je pense qu’il faut arrêter de dire aux parents comment éduquer leurs enfants, laissons la nature faire à l’image des animaux qui, sans les bouquins des psychologues, arrivent à élever leur progéniture, les maintenir dans une tradition (chasse, pêche, nature…) et à faire perdurer leur race.

 

Allez salut.

 



Les apéros géants

 

Cette nuit, alors que je protestais avec véhémence pour que le marchand de sable passe une seconde fois (la première fois, le sable a du tomber à côté, encore ivre le mec sur son nuage ?), j’ai lu un article concernant les apéros géants.

Alors déjà, pour les personnes qui sortiraient d’un coma profond de deux ans, un apéro géant est une manifestation organisée sur un réseau social type « Facebook » dont le but est de rassembler le maximum de jeunes en en même endroit (sur une place publique), à la même heure et dans le même but. L’objectif de la soirée n’est pas, vous l’avez compris, d’échanger son point de vue sur la géopolitique mais bien de boire un coup (Banga n’a évidemment pas été retenu en tant que sponsor) et de partager des fluides corporels si l’on est chanceux.

Devant le succès de ces petites sauteries et les problèmes qu’elles engendrent (surconsommation de drogues et d’alcool, coût pour la collectivité, diffusion de tubes de Carlos…), les autorités ont décidé de jouer la carte de la médiation…

Vous commencez un peu à me cerner je suppose, je trouve que cette approche des choses est quelque peu utopique, voir bisounoursienne (si je peux me le permettre).

Déjà, il y a le problème de cerner les organisateurs. Difficile d’identifier voire de négocier avec une personne qui s’appelle « Roule ma Poule » et qui a une photo de Grosminet en guide d’avatar sur le dit réseau social…

Vouloir réduire la consommation d’alcool au cours de ces réunions c’est un peu comme demander aux gens d’aller au cinéma pour ne voir que 5 minutes de film…

Les médiateurs ont eu la brillante idée de proposer du contenu à ces fêtes uniquement basées sur la défonce. Je dis pourquoi pas mais que proposer ? De la musique ? Excellente idée ! Je fais totalement confiance aux collectivités locales pour trouver un groupe dans le vent qui plaira aux jeunes. C’est un mythe totalement infondé que les mairies ou conseils régionaux ne sont pas en accord avec leur temps quand il s’agit de sélectionner des artistes pour des manifestations. D’ailleurs, il parait que pour le prochain apéro, le groupe Emile et Images est en tête de liste… On croise les doigts !!

Le problème, c’est qu’avec de la musique comme ça, il va falloir boire bien comme il faut pour s’amuser !

Le serpent, encore une fois se mord la queue, et ça commence à lui faire mal…

 

Mais tu va passer oui???

 

Allez salut !

 



Résultats du sondage!

Après une semaine de sondage, il semblerai que l’on puisse tirer des conclusions sur vous mes chers lecteurs…

Je rappelle la question et les résultats :

Que doit-on faire de sa crotte de nez une fois prélevée?

  • La jeter discrètement au loin après l’avoir roulée (question d’aérodynamisme)? (63%)
  • proposer un cachou à votre voisin? (18%)
  • la déguster tout aussi discrètement (au risque d’être un incompris)? (13%)
  • la coller sous une table? (8%)

De ces résultats, je tire les conclusions suivantes : 

- 63% d’entre vous tripotent leurs crottes de nez et les jettent n’importe où.

- 18% d’entre vous sont vraiment des amis pitoyables et farceurs.

- 13% d’entre vous sont de véritables dégueulasses quand même!

- 8% d’entre vous ne rentreront jamais chez moi.

 

Conclusion → je dois vraiment attirer des gros détraqués avec mes chroniques… Essayer de faire mieux au prochain sondage s’il  vous plait.

 

Allez salut!

 



Plus de vin et de bière pour les CRS!

 

Il est 13h, alors que je m’adonnais à mon petit surf internet matinal (oui matinal) en quête de nouvelles fraîches, je tombe nez à nez avec cette dépêche : « plus de vin et de bière pour les CRS ». Mon cœur n’a fait qu’un tour, la peur a commencé à me submerger…Qui va faire face à des dangereux criminels pour 1200 euros par mois s’il n’est pas ivre mort? Qui va me mettre un coup de matraque amical lors d’une manifestation pour la recherche contre le cancer ?

Comme vous pouvez l’imaginer, les syndicats de gardiens de la paix se sont saisis du scandale et ont avancé des arguments chocs et indiscutables en faveur de la vinasse journalière : « on veut faire de nous des curés, sans le vin de messe »…Oui donc pour être sage, il faut boire c’est ça? On a donc peut être trouvé comment faire baisser la criminalité : on saoule tout le monde ! Les syndicats avancent aussi l’argument de la perte des traditions. Alors soit, nous sommes français, épicuriens, nous aimons les bonnes choses, mais ce n’est pas le fait de ne pas s’aviner chaque midi entre collègue qui va tuer les coutumes…Si ? Dernier argument présenté, aucun problème d’addiction à l’alcool n’aurait été reporté lors des différentes commissions de discipline… Très bien, cela dit lorsque l’on organise une commission de discipline là-bas c’est plus les alcooliques anonymes que le tribunal : « on ne juge pas, on est tous passés par là ».

Devant l’échec du plaidoyer policier, j’ai décidé donc, en tant que citoyen attaché à son service d’ordre, de me faire l’avocat des adorateurs de Dionysos.

Dans un premier temps, il convient de signaler, qu’en temps de crise économique profonde et de baisse de la production de richesses nationale, amputer le chiffre d’affaire des viticulteurs et brasseries de 25% n’est pas forcément la meilleure idée au monde.

La bière stimule les fonctions rénales, ce qui diminue de manière significative les arrêts de travail pour infection urinaire.

Un verre de vin par jour préserve le muscle cardiaque et fait grimper le bon cholestérol. (pour être sûr, prenons en une carafe, ce sera plus probant)

L’alcool rapproche les gens. Les CRS autour de leur godet le midi goutent ainsi à la camaraderie. De plus, il stimule le dialogue entre manifestants et policiers qui se retrouvent à parler le même langage : « ouaii, faites chier les flics putain, vous avez pas autre chose à foutre que nous faire chier ? » « Tais-toiii ou sinon je t’interpaille, interpule, comment on dit chef ? ».

L’alcool permet d’oublier. Si on les fait décuver, ils vont demander une augmentation et à avoir une vie familiale : impensable !

 

Conclusion : pour stimuler l’économie nationale, préserver la santé de nos gardiens de la paix et maintenir le budget salarial du Ministère de l’intérieur, une seule solution : laissez leur donc leur petit quart de vin journalier, le pays s’y retrouvera.

Post scrotum : j’ai une idée! Si on mettait sur les bouteilles d’alcool, à l’image des photos dégueulasses sur les paquets de cigarettes, des photos de CRS? Les jeunes en consommeraient moins non?

Allez salut !



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